L’ARMÉE DU CHAHUT

Transhumance chorale

Un son de cloche se fait entendre. Puis un autre. Comme un signe de ralliement. Des silhouettes singulières se rassemblent, nous rassemblent pour être emmené dans un voyage incertain. Puis, comme un cri, survient un premier chant… Suivi par un autre, puis un autre. Insensiblement, le chant enfle, gonfle et devient puissant, accaparant toute l’attention et se dressant face aux injonctions. Car tel est le dessein de ce chœur pastoral : installer dans l’espace public une parole sensible et abrupte, parfois mélodieuse, parfois punk, tendre ou brutale, une rumeur qui devient chahut.

Présentation

L’Armée du Chahut est une création à la croisée du théâtre de rue et du chant, qui entraîne le public dans ce qui s’apparente à une divagation mais qui devient rapidement une véritable transhumance, dont les bergers sont les membres de cette Armée du Chahut.

On pense immédiatement à l’Armée du salut, ou à une secte parmi tant d’autres, désireuse de faire passer son message. Mais cette impression se dissipe, progressivement. Ces gens portent certes un uniforme, mais juste pour affirmer le collectif, l’entité. C’est comme une armée du sensible, qui entend la respiration de la ville, la respiration de l’endroit, et qui la retransmet pour prendre possession de l’espace. Une occupation minimaliste, sans autre artifice que le chant, à voix nue, mais qui prend toute sa place, qui s’impose… qui s’enracine dans les habitudes et usages de l’environnement urbain pour en souligner les absurdités, pour tenter d’échapper aux consignes et prescriptions d’usages dans l’espace public.

Tantôt drôles, insolites, vibrantes ou puissantes, les séquences inattendues se succèdent une à une, jusqu’au dénouement. Nous basculons du quotidien à l’extraordinaire, portés par les chants. Mais déjà tout s’évanouit et l‘ordinaire reprend ses droits. Et quelques mètres plus loin, une nouvelle situation se met en place…

Par le seul médium de leur voix, confrontant la musique populaire internationale aux mélodies connues de tous, jusqu’à l’improvisation collective, ces bienveillants bergers questionnent nos différences (et ressemblances) culturelles et matérielles,

Vecteur du propos, le chant en est également le sujet, par ses usages et la manière de les mettre en exergue, avec humour et sens. Car le chant raconte, le chant transmet, le chant transforme. Chaque chanson est reçue de manière personnelle par celui ou celle qui l’écoute et la reçoit, suscitant un imaginaire traversé d’émotions et de références culturelles propres, et provoquant un moment singulier de communion de toutes ces émotions… pour que la transhumance devienne acte de résistance ?

Etape de travail à la Ferme d’en Haut (juin 2021)

Théâtre de rue déambulatoire et chanté

Création 2022 / tout public

Conditions techniques

Déambulation dans l’espace public sous forme de parcours à stations.

Durée : 1h (deux représentations possibles par jour )

Jauge : 100 à 130 personnes

Distribution

Interprétation : Pierre Boudeulle, Loran Casalta, Bastien Charlery, Emilie Debard, Fanny Duroisin, Capucine Meens et François-Xavier Reinquin.

Écriture et mise en scène : Jean-Christophe Viseux

Direction musicale et arrangements : Bastien Charlery

Création costumes : Angélique Legrand

Regard chorégraphique : Nathalie Baldo

Partenaires

Production : La Roulotte Ruche

Aide à la résidence de création : La Région Hauts-de-France

Accueil en résidence : Le Centre des Arts de la Rue de Ath [B], La ville de Mons-en-Barœul, Le Théâtre de la Verrière à Lille, Le Théâtre de l’Ordinaire à Vieille-Église, La Ferme d’en Haut à Villeneuve-d’Ascq
Le Théâtre de l’Unité à Audincourt.