Parquet Sauvage

Fanfare Fofolk Antistatique
Bal impromptu en fanfare, tout public – Création 2022


Agenda 2022 : 7 mai Amiens (80) Jour de Fête au Centre Culturel Jacque Tati / 14 mai Comines (59) Randonnée artistique de la Roulotte Ruche (Utopia lille3000) / 21 juin Douai (59) Fête de la Musique / 10 juillet Saint-Martin-d’Hardinghem (62) Fenêtre Ouverte / 25 septembre Mons-en-Barœul (59) Ouverture de saison au Fort de Mons



Enfin une fanfare qui revisite les musiques folkloriques. Pour danser où ça nous chante, polkas, mazurkas, valses et autres scottishs vont vous entraîner avec leurs rythmes endiablés. Et si vous ne connaissez pas les pas, ne vous inquiétez pas, on vous en apprendra. Reste à savoir qui mène la danse !


Note d’intention
Avec Parquet Sauvage, La Roulotte Ruche prolonge son travail d’écriture musicale pour l’espace public, dans une forme où la volonté de faire danser le public est le moteur. Les artistes réunis autour de cette recherche sont sensibles aux musiques et danses folkloriques, soit comme interprètes au sein d’orchestres de bal, ou tout simplement en tant qu’amateurs de danses.
C’est donc en empruntant cette direction que certains musiciens de l’équipe composent en explorant le répertoire traditionnel des bals folkloriques, tout en restant fidèles à l’esprit de décalage et de détournement des créations musicales de la compagnie.
Parquet Sauvage sera un spectacle de rue, un concert acoustique et surtout un bal collectif qui emmènera le public, parfois pris au dépourvu, dans un grand moment de communion et d’euphorie collective, une boum de rue impromptue.

L’exploration d’un répertoire
De part les timbres particuliers des instruments qui l’interprètent, les sonorités des musiques traditionnelles de France et d’Europe sont aisément reconnaissables. Parquet Sauvage reconstruit cet univers de violons, cornemuses et vielles en utilisant les instruments de la fanfare, qui est avant tout un orchestre pour l’extérieur et emmène ainsi la musique dans l’espace public. Les trompettes et les saxophones bourdonnent et sonnent, la caisse claire et la grosse caisse percutent et claquent, créant ainsi décalage entre les airs entendus, souvent perçus comme démodés (à tort) et l’instrumentarium qui leur donne une couleur originale et inattendue.
Ces répertoires traditionnels ont aussi des formes bien précises, surtout lorsqu’il s’agit des musiques à danser. L’écriture musicale est intimement liée à la chorégraphie, les rythmes correspondent à des pas, les airs à des formes de danses… entraînant les musiciens et les danseurs dans une forme de transe collective.
Recréer cette transe intéresse particulièrement Parquet Sauvage. Afin d’y parvenir, les compositions musicales puisent dans des origines variées, inventant des filiations, injectant d’autres musiques à danser, imaginant un nouveau folk. C’est ainsi que l’on retrouvera du disco dans la scottish, du jazz dans la mazurka, du métal dans la polka. Les musiciens de Parquet Sauvage viennent d’horizons variés (jazz, trad, fanfare, musiques du monde, musique classique…) et insufflent à leurs compositions des influences diverses qui viennent enrichir et proposer un regard différent sur les musiques populaires traditionnelles.

La mise en place d’un bal « surprise
De tous temps, les moments de danse collective ont fédéré des énergies pour générer du partage et des échanges entre danseurs et danseuses, mais aussi entre les musiciens et la piste. Les pieds qui frappent, les mains qui tapent en cadence participent à ce grand moment collectif où on laisse de côté son individualité pour vivre une expérience commune. Mais, à notre époque où l’individu occupe une place prépondérante, ce n’est pas toujours facile de se libérer du regard des autres, de se considérer comme faisant partie d’un tout.
C’est pourquoi Parquet Sauvage fait le pari de prendre le public par surprise. Au côté des sept musiciens qui constituent l’orchestre, un.e danseur.se – comédien.ne accueille le public et le prépare petit à petit à entrer dans la danse. Cette préparation passera par un temps de mise en mouvement, d’échauffement, favorisant le lâcher prise et l’envie de se mettre à danser avec des inconnu.e.s en pleine rue, et de s’impliquer dans des danses collectives directement inspirées des danses folkloriques traditionnelles, mais parfois aussi complètements inventées pour l’occasion.
A partir d’une configuration frontale « classique » où les musiciens sont face au public, l’énergie collective, les déplacements spontanés, induits par des impulsions corporelles de/de la meneur.se et/ou des membres de l’orchestre aboutiront à une spatialisation éclatée où tout se mélange, sans plus trop savoir qui mène la danse, musiciens, danseurs ou public. Et l’on peut tout à fait imaginer qu’à un moment du spectacle, le public soit emmené dans une farandole pour rejoindre un autre lieu où la fête continuera, agrégeant au passage les badauds attirés par la musique. L’ambition étant qu’à la fin du spectacle, le public reparte avec la sensation d’avoir vécu une expérience nouvelle et galvanisante, un moment poétique et instinctif.

Vidéo : sortie impromptue en juin 2021

Conditions techniques
Durée : 1h (deux représentations possibles par jour )
Jauge : environ 250 personnes

Distribution (8 interprètes en alternance) :
Danse, jeu et mise en scène : Sabine Anciant ou Nicolas Madrecki
Voix 1 : Marie Koconka (trompette) ou Singhkeo Panya (sax soprano)
Voix 2 : Axel Brame (sax ténor) ou Loran Casalta (sax alto)
Trombone : Benoît Blanc ou Constant Sajaloli
Sousaphone : Cyrille Catteau ou Nicolas Grymonprez
Guitare : Camille Hersant ou Antoine Rivière
Batterie (duo grosse caisse/caisse claire) : Lye Brunel, William Brunet, Fabrice Denoeu , Marc Devillers

Création des costumes : Aline Boutry
Composition du répertoire : Axel Brame, Camille Hersant, Maké Knockaert, Singhkeo Panya, Antoine Rivière et Constant Sajaloli

Production : La Roulotte Ruche
Accueil en résidence : Le Centre des Arts de la Rue de Ath (B) et la CMCAS à Wasquehal.